Origine
de notre Société de tir.
Les documents écrits concernant notre société de tir ne
sont aussi anciens que dans les villes comme Sion, Zurich
...
Cependant, nos villages possédaient depuis longtemps une ou
des sociétés de tireurs devant s'entraîner chaque année
pour s'assurer d'être toujours prêts en cas d'appel sous
les drapeaux sur ordre des autorités locales, l'armée étant
cantonale pendant longtemps. De nombreux documents
intéressant les tireurs ont disparu et peu sont arrivés
jusqu'à nous.
Une des premières pièces écrites retrouvées date de 1844 et
s'intitule : "Etat nominatif des particuliers composant la
Société de la Cible de la commune de Saint-Martin sous date
du 28 avril 1844." Le détail de l'identité et le montant
d'entrée quittancé de Fr. 40.- y figurent pour chacun.
Suivent des compléments de 1858, 1866, 1871. Un autre "Etat
nominatif des Sociétaires de la Cible de Suen", cette fois,
mentionne 39 sociétaires en 1885.
Un Règlement important appelé "Règle de la Société de la
Cible de Saint-Martin", érigée à Suen, date du 17 novembre
1872 et est signé de MM. Pralong Joseph de Joseph,
capitaine, et Mayor Martin, secrétaire.
Il est accompagné d'un avenant du 2 juin 1884, signé de MM.
Follonier Jean, capitaine et Pralong Martin de Joseph,
secrétaire ad hoc. On y retrouve des statuts, le règlement
compliqué de tir, le détail des amendes infligées pour
toute sorte d'infractions, des directives concernant la
vigne d'Orzival St-Léonard et la cave à Suen, près du Café
Bellevue actuel et propriété de M. Mayor André, de Martin,
négociant, le champ du Terré tous trois propriétés de la
Société de la Cible. (avenant de 1884). Malheureusement,
les biens de la Société seront liquidés en 1886, le vin
manquant déjà lors de l'assemblée annuelle de la Cible !
Ces règles sont celles d'une société civile et non
militaire et avaient pour but principal le développement du
tir (avec fusil à pierre à feu s.v.p.) et de l'amitié entre
les membres. Le droit d'appartenance à la société s'hérite
de père en fils. Un comité composé du capitaine, du
caissier et du procureur administre la société. Un
marqueur, un tambour et deux contrôleurs dirigent les tirs
sous les ordres du capitaine. Les tirs ont lieu 5 dimanches
ou fêtes consécutifs et chaque jour 5 coups par tireur sont
lâchés sur un visuel à 4 points. Deux classements.
journalier et annuel, sont établis avec distribution de
prix en espèces ou en outils divers.
Les amendes pleuvent pour chaque incartade d'un tireur ou
d'un membre de la Société ! Ce règlement a, enfin, été
approuvé par le Chef du Département militaire du canton du
Valais le 13 avril 1885; il devenait, de fait, un règlement
militaire, conforme aux directives fédérales.
Ces tirs eurent lieu dans divers stands, en plein air
évidemment au début, soit dans les lieux-dits suivants :
La Cible : 100 pas environ (le plus ancien)
Prabé : 250 m. (jusqu'en 1908 en tout cas, avec fusil 89)
Les Combes : 350 m. (Pierra Groche)
Grangeneuve : 300 m. env. avec stand fermé
Suen, sommet du village à La Condémine : 300 m. env.
(1933-1952) avec stand fermé également.
Revers de Suen, Champmarais, 300 m. assez exactement (de
1953 à 1989)
Praz-Jean Le Mourty: Nouveau stand pour les trois communes
de Saint-Martin, Hérémence et Vex, dès 1990, 301,50 m.
exactement.
Les années 1890-1920 sont pauvres en renseignements. Des
dissensions surgissent vers 1918.
Les tireurs du Bas de la Commune se séparent et fondent la
société de tir "La Mousse" dirigée alors par M. Jean
Baptiste Moix de La Luette, mort en 1918. La société de tir
La Fougère naîtra de La Mousse. L'Alpina quitte la Cible
vers 1922-1927 ?
Quand
apparaît le nom Intrépide ? Mystère.
Selon certains témoignages verbaux (Mayor Henri, de
l'Organiste, Mayor Jean Baptiste de Janvier), la date se
situerait vers 1895 - 1900. Pendant cette période (1900
environ), le Président touchait les subsides fédéraux,
payait bletzs, colle, cibles et organisait les Tirs
obligatoires. Pourtant, un cours de Jeunes Tireurs de 20
participants environ eut lieu en 1912, où les résultats
étaient bons et le contrôle effectué par l'officier de tir
M. Barras. Malheureusement, l'esprit de l'acte de fondation
de 1872 se perdait, la société vivait au ralenti.
La Société de tir Intrépide reprit une nouvelle force vers
1930. Le 19 mars 1931, un comité est nommé pour 4 ans et
est composé de
MM. Mayor Henri, président
Voide Jules, caissier
Quinodoz Maurice, secrétaire
décisions :
1 réunion chaque année en février
1 première cotisation de Fr. 1.- / an / tireur
Le 12 février 1933, la décision est prise de créer la même
année une nouvelle place de tir aux Condémines à la sortie
sud-est Haut du village de Suen, direction Cretta de Baule.
Un petit fait anecdotique: le coût total du stand des
Condémines (en espèces, sans la journée gratuite de travail
de chaque membre) est revenu à Fr. 965.- ! (PV séance 4
février 1934).
La guerre éclate en 1939. L'absence prolongée sous les
drapeaux de nos tireurs met la société un peu en veilleuse
pour quelques années. En 1946, de nouveaux statuts voient
le jour.
En avril 1945, un cours de Jeunes Tireurs est organisé à
Suen.
Le 13 avril 1952, un nouveau stand au Revers de Suen est
mis en soumission. Dix tireurs cautionnent la société pour
la dite-construction (pour Fr. 10'000.-). Un Tir
d'inauguration est organisé en 1953.
La signalisation et le téléphone sont mis en place en 1954,
et il faut attendre 1960 pour voir la dette éteinte. Merci
aux 10 cautions et à tous les membres.
En 1959, l'Intrépide entre dans le groupement des Quatre
Districts du Centre.
Notre société va s'y distinguer à de multiples reprises
(voir Challenges définitifs dans le buffet de l'Intrépide.)
Dès 1960, un cours de JT devient une tradition, les
premières années sous la direction de notre regretté
Zermatten Joseph de Martin.
La même année, c'est aussi la première sortie importante de
la société : le Tir historique de Finges, ceci jusqu'en
1971.
Les Jeunes ne sont plus oubliés, les Rossier Cyrille,
Pralong Raphy, Rossier Yvan... sont à la tête des
formateurs de jeunes, avenir de la Société.
Il ne faudrait pas oublier qu'en 1965, La Fougère et La
Mousse décident la fusion avec l'Intrépide. De nouveaux
statuts sont remis au goût du jour.
Une nouvelle société est relancée avec deux stands à Suen
et à Praz-Jean, deux stands qu'il faut moderniser sans
cesse, les frais d'entretien sont ainsi doublés.
Les regroupements de stands voient le jour peu à peu. Chez
nous aussi, grâce aux autorités communales de Vex,
Hérémence et Saint-Martin, attentives au progrès par
MM. : les présidents de communes
Seppey Narcisse, Hérémence
Dayer Francis, Hérémence
Micheloud Narcisse, Vex
Pitteloud Guy, Vex
Moix Placide, Saint-Martin
Pralong Jean, Saint-Martin
à un comité de construction convaincu composé (mutations
successives) de MM. :
Gaspoz Arthur, Saint-Martin
Pralong Michel, Saint-Martin
Mayoraz Clément, Hérémence
Sierro Paul André, Hérémence
Rudaz Jean Louis, Vex
Pitteloud Elie, Vex
Moix Daniel, Vex
Bonvin Marc, Vex
et à tous les responsables des sociétés de tir concernées,
un nouveau stand intercommunal voit le jour en 1990,
permettant l'élimination de 6 lignes de tir. Ce n'était pas
écologique ça !, soit :
les lignes de
Vex (sur la route Vex - les Agettes)
Euseigne (par dessus le terrain de football)
Hérémence ( sur la route des Masses et Ayer - Les Masses)
stand de l'Intrépide à Champmarais, Revers de Suen
stand de l'Intrépide à Praz-Jean (aux abords du village)
stand de l'Alpina (sur la route de Trogne-Eison)
Un Tir d'inauguration a lieu en 1991, et un Tir pour les 10
ans du stand du Mourty a été organisé en semptembre 2000.
En 1997, de nouveaux statuts remplacent ceux de 1965 et
permettent ainsi de faire face aux nouveaux défis nés des
réorganisations de la FST et de notre armée.
Les sociétés de tir vont vers un avenir difficile,
semble-t-il !
A nos jeunes membres de défendre les acquis, de garder nos
traditions, de garder notre liberté transmise par nos pères
...